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CAVE GAMMALDI
Michele Gammaldi, propriétaire-encaveur
 

Le Vin de la semaine

Ajoutée le 7 mai 2014

Une bouteille de pinot noir pas comme les autres. Celle-ci, élevée par Michele Gammaldi à Montana-Village a vécu sa deuxième fermentation et son élevage dans un fût de 200 litres fabriqué en Italie. Un fût d'assemblage, puisqu'il est fait d'une alternance de douves de chêne et de cerisier. Des bois qui n'ont pas été toastés comme cela se fait d'habitude.


Michele Gammaldi cultive une série de petites parcelles de Pinot noir dans différents terroirs, à Corin, Ollon, Sensine, Flanthey et Chermignon. Au total, 3000 mètres carrés. Toutes les récoltes sont assemblées pour le début de la vinification. Mais ce vin sera décliné en 7 versions, élevées dans des fûts composés de différents bois.


MIchele Gammaldi le clame haut et fort. Ses vins sont vinifiées comme dans le sud de l'Italie, car il aime les crus mûrs et charpentés. Il opte pour de longues macérations à froid et choisit soigneusement le moment de la fermentation, comme le lui a appris son grand-père.

Ce Pinot noir "chêne-cerisier" 2010 n'échappe pas à la règle. De la richesse, mais un bel équilibre. Une bouteille atypique sous nos cieux. Mais pas dans la cave Gammaldi!

Extrait de l'émission "Marmelade" du 7 mai 2014.
Intégralité sur http://bit.ly/marmeladeC9

 
Vign_michele
La nuance est dans le fût
28 janvier 2010 - FRANCE MASSY - Aucun commentaire
MONTANA-VILLAGE
Du cerisier, du mûrier, du châtaignier, de l'oranger ou du sorbier, Michele Gammaldi joue des essences de bois pour étayer la palette aromatique de ses vins. Surprenant!

«Un nez de fruits noirs, de cerises ou pruneaux mûrs un côté kisch... Une robe foncée, une bouche de velours. Un vin voluptueux... Un cornalin peut-être?» Eh non. Un pinot noir 2008, élevé en fût de chêne-cerisier par Michele Gammaldi dans sa cave de Montana-Village.
Le fût, fabriqué par un ami artisan du sud de l'Italie, est composé de lames de chêne et de cerisier, directement taillées dans la masse selon l'arrondi du fût. Modèle exclusif, commandé par le vigneron tout comme les fûts de chêne-mûrier, chêne-châtaignier, chêne-oranger ou chêne-sorbier.
Croquer du bois et faire du bon vin
Fantaisie, caprice ou coup marketing? En se rendant à la dégustation des vins de la Cave Gammaldi, Dominique Fornage et le team du «Nouvelliste» se posaient des questions. Quelle mouche a pu piquer ce vigneron - que nous ne connaissions pas encore - pour jouer du fût comme d'autres du pipeau.
La série des rouges commence avec un pinot noir 2006, passé un an en fût de chêne, non toasté. «Je n'aime pas le café. Chaque fois que je goûte un vin en barrique française, je sens ce côté brûlé du café... C'est pour éviter ça que j'ai demandé à mon copain tonnelier de me faire des barriques non chauffées.»
Ensuite, est venue l'envie de tester des bois différents. «Chez nous, à l'époque, on utilisait du mûrier ou du sorbier, je me suis dit pourquoi pas tenter le coup, voir ce que ça apporte.» Alors Michele croque du bois, imagine ce que cette variété-ci pourrait apporter, essaye différents dosages... «mais en général, il y a 10% de bois autre que le chêne. C'est bien suffisant.» Soit, mais pour ces 10%, Michele doit parfois attendre des années, que l'arbre soit assez grand, qu'on accepte de le lui vendre, etc.

Des nuances très perceptibles
La première bonne surprise vient avec le pinot 2008 en chêne-cerisier. Incroyable de densité et d'arômes. En dégustant le pinot noir 2008 en chêne normal (non toasté toujours) on n'en croit pas nos papilles: Quoi, c'est donc le bois de cerisier qui amène autant de complexité! L'expérience continue - toujours avec le même pinot noir 2008 - une fois passé en fût de sorbier - pour un vin élégant et très équilibré - en chêne-oranger - plus marqué bois, mais qui, en s'ouvrant, laisse deviner des fleurs. La finale est cendrée, presque tourbée - en chêne-châtaignier - plus sur le fruit et la fraîcheur. On continue avec un Florilège 2008 en fût de mûrier - un assemblage de pinot noir, garanoir, cornalin et gamay. Un vin plus classique, qui rappelle les bordeaux, un cousin d'un grand vin international. Pour terminer par un alianico di controne 2008. «La récolte vient de mes vignes à Salernes, mais je vinifie en Valais, pour moi, c'est le plus grand vin du monde» confie avec un sourire en coin Michele Gammaldi.



Source : Nouvelliste


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